Réussir votre prise de parole en public et gérer votre stress

Conférencière professionnelle

Conférencière professionnelle

Vous devez animer une réunion, une conférence ou une table ronde ? Voici quelques conseils à suivre pour gérer votre appréhension, réussir votre intervention et faire bonne impression !

Seul ou à plusieurs, une prise de parole en public se prépare. Comment réussir son entrée ? Que faire pour être à l’aise et éviter le trac ? Comment laisser une bonne impression au public ? Quelles sont les erreurs à éviter à tout prix ? Voici quelques conseils qui peuvent faire la différence !

Réussir l’entrée et la sortie

L’entrée

Lors de votre entrée en scène, quel que soit le lieu, ayez l’air conquérant. “Dès le départ, il faut capter l’attention de l’auditoire, être percutant, surprenant en donnant un chiffre, un message clés, une citation.” Certains optent pour un « mini show », voire un sondage à mains levées auprès de leur auditoire.

La sortie

De la même manière, il faut conclure votre intervention avec un message fort. Pour cela vous pourrez utiliser l’humour, une information importante ou une question clé par exemple. “N’hésitez pas à provoquer les applaudissements en missionnant votre hôte s’il le faut”.  Souvent le cadre formel intimide les gens. “A la fin de la communication, il est bon de laisser une empreinte en donnant une adresse email, votre blog… etc.” Vous pouvez également donner un rendez-vous (une conférence, un salon…) ou un document qui résume de ce que vous avez abordé lors de votre intervention.

L’interactivité avec votre public

Le jeu des questions-réponses est souvent délicat ; trop souvent suivi d’un blanc dans le public, et l’absence de question peut être frustrant. Si votre suggestion n’est pas assez accompagnée, mettez-vous d’accord avec une personne (par exemple l’organisateur de l’événement) qui peut initier la première question.

Vous pouvez également lancer vous-même l’échange : “La première question est toujours difficile, alors on passe à la seconde”, ou encore “Une des questions que l’on me pose souvent est…” Ainsi, préparez à l’avance la première question à lancer en cas de besoin, et aussi la réponse à la question à laquelle vous ne pouvez pas répondre, notamment si elle est embarrassante.

Préparez soigneusement votre intervention

Première étape, repérez les lieux et ses contraintes. Exigez des précisions sur le lieu où vous intervenez (salle de congrès, amphithéâtre…) et scénarisez ce qui va se passer. Prenez vos marques. La salle est-elle immense ou petite ? Modulable ou pas ? Comment porte la voix ? Quels sont les équipements techniques ? Serez-vous à la même hauteur que le public ou sur une scène ? En effet, chaque lieu à ses propres contraintes. Par exemple, un studio de télévision limite votre espace et vous ne pouvez pas bouger comme vous le souhaitez.

Savoir se préparer, c’est aussi s’appuyer sur des supports visuels : vidéo, PowerPoint, objets mis en scène… Pour la vidéo, assurez-vous que tout le monde peut la visionner. Inutile d’exclure une partie du public. “Pour le PowerPoint, associez une diapositive à une idée force. Consacrez deux à trois minutes maximum par diapo.” Evitez l’improvisation ou tout autre changement de dernière minute qui pourrait vous déstabiliser.

Enfin, tirez parti de l’environnement. “Si vous êtes plusieurs intervenants, recueillez des informations sur les autres, ceux qui passent avant et après vous : Qui sont-ils ? Quels sont les sujets abordés ? Quels sont les modes d’intervention ? Vous pourrez ainsi rebondir sur ce que votre prédécesseur aura dit et éviter les redites.”

Les pièges et erreurs à ne pas commettre

1. Lire ses aides visuels ou votre PowerPoint.

Au contraire, “ces derniers doivent se limiter à quelques mots clé, idées force mais c’est ensuite à vous de les commenter et leur apporter une valeur ajoutée”

Très important : 1 idée clé par diapositive. L’utilisation d’images fortes qui illustreraient vos propos est intéressante. Ne pas oublier que les gens retiennent mieux les images (illustrations, photos…) que les textes…

2. Apprendre « par cœur », et risquer de paraitre peu naturel !

3. Tourner le dos au public. Ne pas oublier que vous parlez aux gens !

4. Ignorer une partie de la salle ou son public. En effet, nous avons tendance à avoir le même angle visuel. Regardez les premiers rangs comme les derniers rangs. Si vous êtes filmé et diffusé sur grand écran, regardez le cameraman, de façon à donner le sentiment à chacun que vous les regardez. Ainsi, vous aurez un meilleur contact avec votre public.

5. Employer un jargon incompréhensible, sans l’expliquer ; Personne n’osera vous interrompre pour vous demander cette explication !

6. Débuter son intervention sans avoir été présenté. Prenez le temps de parler à la personne qui va vous présenter, transmettez-lui ce que vous souhaitez qu’elle dise (nom, fonction, mission…) Cela permet de « briser la glace »…

7. Poursuivre son intervention sans tenir compte du degré d’écoute de son public.


Gérer le trac avant et pendant

Le trac est une manifestation physique normale. “En général, il se dissipe dans l’action réelle. Cependant, il peut parfois causer des trous de mémoire voire paralyser.” Pour y remédier, (au moins partiellement), le mieux est tout d’abord de maitriser son sujet d’intervention, connaitre le lieu, l’environnement, le public.

L’émotion assèche la bouche : prévoyez un verre d’eau à portée de main et désaltérez-vous régulièrement.

La respiration : Pratiquez la respiration abdominale !

La respiration est innée, et pourtant, la plupart des adultes pratiquent une respiration superficielle située uniquement au niveau de la poitrine. Il suffit de poser les mains sur le ventre et la poitrine pour s’apercevoir que, trop souvent, seule la poitrine monte et descend. En abaissant le diaphragme, la respiration abdominale permet d’augmenter considérablement (jusqu’à 70 %) l’absorption d’oxygène dans les poumons, le sang et le cerveau, ce qui contribuera à diminuer considérablement votre niveau de stress.

Se pratiquant par le nez, la respiration abdominale devrait former un mouvement de vague partant du ventre à l’inspiration et montant graduellement vers la poitrine, puis redescendant vers le ventre à l’expiration. Sans pression ni effort, cette vague apporte un souffle riche et profond qui peut être ressenti jusqu’au sommet des poumons, sous les clavicules.

Il est plus facile de saisir la méthode en s’allongeant sur le dos, en posant une main sur le ventre et l’autre sur la poitrine, et en exagérant le mouvement d’expiration les premières fois. Quelques essais erreurs sont du parcours, mais une fois l’astuce saisie, c’est pour la vie !

Exercice pratique :

1) Avant d’inspirer, expirez entièrement l’air de vos poumons en rentrant bien le ventre. Rentrez-le au point de sentir les abdominaux, comme si vous souhaitiez qu’ils touchent le dos. Attendez que le besoin de respirer se fasse sentir.

2) Juste avant d’inspirer, relâchez le ventre d’un seul coup, et tout de suite, inspirez doucement par le nez en sentant votre ventre se gonfler. Cherchez à pousser votre main avec votre souffle. L’inspiration doit monter graduellement du ventre vers la poitrine, qui se gonfle légèrement à son tour. Attention de ne pas forcer mais bien de recevoir l’air en gonflant le ventre ou la poitrine.

3) Finalement, toujours par le nez, expirez en relâchant d’abord la poitrine et en rentrant à nouveau le ventre. Avec la pratique, votre respiration se fera plus basse. Répétez 10 fois de suite, avant de prendre la parole en public.

Entrainez-vous plusieurs fois par jour, au bureau, dans la circulation, partout !

Prenez conscience que vous ne respirez pas que de l’air, mais de l’énergie vitale. Dites-vous que cette énergie qui emplit vos poumons est la même qui anime chaque cellule de votre corps. Marchez la tête haute, les épaules redressées, le dos droit et la poitrine dégagée.

Toujours par le nez, inspirez lentement et naturellement dans l’abdomen. Discrètement, au travail ou en marchant dans la rue, inspirez les qualités que vous souhaitez acquérir : force, courage, patience, tolérance, créativité, paix, amour, etc.

En expirant, expirez aussi les toxines, le stress, les tensions, les peurs, la maladie, les faiblesses et les défauts qui vous habitent.

Demeurez dans cet état d’esprit aussi longtemps que vous le souhaitez et le pouvez, plusieurs fois par jour.

Enfin, avant de prendre la parole en public, favorisez la pratique en participant à des tables rondes où le risque est partagé et en assistant à des présentations où vous observerez ce que font les autres et ce que vous feriez à leur place.

Ecrit par Christine Morlet – Conférencière Professionnelle

Membre de l’Association Française des Conférenciers Professionnels

Pour voir une une vidéo de Christine Morlet, cliquez ici

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2 Responses to “Réussir votre prise de parole en public et gérer votre stress”

  1. TAG Conférence (@TAGConference) Says:

    Merci et au plaisir de vous aider !
    http://www.tagconference.com

  2. Jean-François Demeyère Says:

    Vous avez tout mentionné, bravo… Mais le plus important, c’est la pratique. Il ne faut surtout pas hésiter à répéter tout seul.

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