La règle d’or en réponse à la question comment agir au mieux

En réponse à la question « Comment agir au mieux ? », une règle a transcendé les cultures, les religions et les mœurs pour nous parvenir intacte aujourd’hui : « Ne fais pas à autrui, ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse. » C’est la Règle d’Or.

Sa formulation connait des variantes :

•    Judaïsme : « Tu ne te vengeras pas, ou tu ne porteras aucun grief contre les enfants de ton peuple, tu aimeras ton prochain comme toi-même : Je suis le seigneur. » (dans la Torah, 10 siècles avant J.-C.)
•    Taoïsme : « Regarde le gain de ton voisin comme ton propre gain, et la perte de ton voisin comme ta propre perte » (T’ai Shang Kan Ying P’ien, env. 6 siècles avant J.-C.)
•    Confucianisme : « Ce que tu ne souhaites pas pour toi, ne l’étends pas aux autres. » (Confucius, env. 5 siècles avant J.-C.)
•    Hindouisme : « Ceci est la somme du devoir; ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent. » (Mahabharata, env. 5 siècles avant J.-C.)
•    Bouddhisme : « Ne blesse pas les autres de manière que tu trouverais toi-même blessante. » (Udana-Varga, env. 5 siècles avant J.-C.)
•    Christianisme : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Jésus de Nazareth, env. an 30)
•    Islam : « Aucun d’entre vous ne croit vraiment tant qu’il n’aime pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même. », Mahomet, 570-632)

Il serait fastidieux de continuer la liste, la bonne fortune de cette règle ne s’étant jamais démentie. D’ailleurs, le président des États-Unis, M. Barack Obama, a prononcé le 4 juin 2009 à l’université du Caire (Égypte), un discours intitulé « Un nouveau départ ».

« Il y a une règle essentielle qui sous-tend toutes les religions : celle de traiter les autres comme nous aimerions être traités. Cette vérité transcende les nations et les peuples. C’est une croyance qui n’est pas nouvelle, qui n’est ni noire ni blanche ni basanée, qui n’est ni chrétienne ni musulmane ni juive. C’est une foi qui a animé le berceau de la civilisation et qui bat encore dans le cœur de milliards d’êtres humains. C’est la foi dans autrui et c’est ce qui m’a mené ici aujourd’hui. »

Et, pour revenir vers des préoccupations plus quotidiennes, je suis persuadée que si vous êtes parent, vous avez au moins une fois dit à votre enfant quelque chose comme : « Cesse de tirer les oreilles du chat. Tu aimerais ça, toi, qu’on te tire les oreilles ? »

La base d’une éducation morale

La Règle d’Or constitue la base d’une éducation morale. Traiter l’autre comme un autre soi-même, se mettre à la place de celui qui subit notre action, s’identifier à autrui pour prendre conscience de sa pleine humanité semblable à la nôtre avec sa sensibilité, sa fragilité, sa capacité à ressentir la douleur.

En demandant de traiter l’autre avec autant de soin que si c’était soi, cette règle fait appel à l’égoïsme pour stimuler l’altruisme. Il est vrai que dès que l’on réfléchit à la relation à autrui, il apparaît nécessaire de faire en premier lieu progresser la relation que l’on entretient avec soi : la conscience de l’autre apparaît proportionnelle à l’ampleur de la conscience qu’on peut avoir de soi.

Voilà une règle de base pour des relations humaines mondialisées, une maxime morale universelle pour fonder aujourd’hui le respect de l’autre, un outil de lutte contre toutes les discriminations, les asservissements. Cette règle s’oppose à celle du Talion qui dit « fais aux autres ce qu’ils t’ont fait », pour préférer le choix d’un comportement qui va respecter l’autre et soi-même. Appliquer la Règle d’Or va alors dépendre de la maturité des personnes en présence, maturité émotionnelle et intellectuelle… ce qui n’est pas gagné !

Une base déontologique

Les coachs en formation sont invités à réfléchir sur l’influence inhérente de leur action dans la relation de coaching. Acquérir le savoir de la discipline elle-même est une chose, mais il est aussi nécessaire d’expérimenter comment le coach agit pratiquement les outils et les processus, pour le faire de manière toujours plus responsable. Passer par l’expérience permet une réflexion critique sur les conditions de la pratique.

Cette réflexion conduit à l’élaboration d’une déontologie qui liste les obligations qu’un consultant en négociation s’engage à respecter pour garantir une pratique conforme au code d’éthique de sa profession. Ces règles sont appliquées a priori et ont un statut d’obligation morale.

Pour plus d’information et si vous êtes intéressé par une conférence sur la négociation, contactez Christine MORLET au +33(0)971 222 971 ou par email info@christine-morlet.fr

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