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August 15, 2010

Christine, coach en prise de parole

Christine Morlet

Les secrets de la prise de parole à l’improviste

Comment prendre la parole efficacement, même si vous ne vous y attendiez pas…

Les secrets de la prise de parole à l’improviste, la prise de parole que l’on craint le plus

“Quelle est la prise de parole que vous craignez le plus ?”

La prise de parole à l’improviste est celle que la majorité des gens craint le plus.

Dans quelles circonstances a-t-on le plus souvent à prendre la parole à l’improviste ?

– Quand on doit répondre à des questions devant tout le monde

– Lorsqu’on souhaite donner son point de vue

– Quand on vous passe la parole sans vous prévenir à la fin d’un repas

– Quand on vous demande votre avis dans une réunion

En réalité, vous prenez la parole à l’improviste tous les jours.

Au cours de conversations et d’entretiens, vous avez à chaque instant à trouver quoi dire, quoi répondre, bref, à improviser.

Il est vrai que l’art de la conversation impromptue est une merveilleuse école.

On peut pratiquer cet art beaucoup plus souvent que celui de la parole en public, et il donne de bons réflexes.

1 – Une bonne manière de s’entraîner

Dale Carnegie, dans son ouvrage “Comment parler en public”, raconte (page 149) comment Douglas Fairbanks s’était entraîné à l’aide d’un jeu réalisé à trois – avec Charlie Chaplin et Mary Pickford.

« Chacun de nous écrivait le sujet d’un discours sur un morceau de papier, et les papiers pliés, nous les mélangions, et tel qui en prenait un au hasard, se levait et devait parler pendant une minute.

Nous ne traitions jamais deux fois du même sujet. Un soir j’eus à disserter sur les “abat-jour”. Essayez pour voir et vous me direz si c’est facile. J’en vins cependant à bout.

Le résultat, c’est que nous avons affiné nos esprits, nous avons appris une foule de choses, mais surtout, par cette gymnastique, nous en sommes venus à rassembler très vite nos idées et nos connaissances sur n’importe quoi, et à les exprimer aisément.

Nous nous sommes donc entraînés à improviser. » Faites comme eux !

Lors d’une réunion de famille, ou entre amis, choisissez un sujet au hasard, et parlez à tour de rôle pendant 1 ou 2 minutes dessus, de manière totalement improvisée !

Avec le temps, vous développerez votre répartie et votre vivacité d’esprit.

Comment démarrer facilement ?

Le problème, lorsque vous êtes pris de court, c’est le départ.

Vous n’avez pas encore eu le temps de rassembler vos idées, et il faut déjà commencer !

1 – Prenez du temps pour démarrer.

Chaque seconde vous paraîtra un siècle, et vous donnera beaucoup de temps pour penser.

Au contraire, pour vos auditeurs, chaque seconde paraîtra… une seconde seulement, et un silence de départ est une bonne prise de contact.

2 – Res-pi-rez !

C’est la respiration qui vous donnera de “l’inspiration”. Vous reprendrez le fil de vos pensées, vous oxygénerez votre cerveau, vous vous calmerez.

3 – Evitez les abstractions.

Vous aurez sans doute envie de commencer par donner votre avis. Vous risquez alors de vous réfugier dans des idées dénuées de “mots-images”.

Commencez plutôt par du CONCRET. Puisez dans vos connaissances :

a) C’est là que vous allez trouver des idées : non pas des idées abstraites, mais des choses concrètes à décrire.

b) C’est là que vous allez nous décrire avec force détails les faits que vous allez nous rapporter.

c) N’oubliez pas de nous citer des chiffres : des longueurs, des dates. Décrivez les couleurs, comparez les choses et les gens entre eux, etc…

Vous verrez qu’il est beaucoup plus facile de décrire des choses concrètes : les idées viennent toutes seules

4 – Réfléchissez à la suite de votre intervention.

C’est en effet le meilleur moment pour le faire !

Si vous avez seulement à décrire quelque chose, vous pouvez continuer à penser et à imaginer un déroulement et une conclusion.

5 – Au besoin, faites participer rapidement l’auditoire.

Vous vous apercevrez sans doute que c’est un excellent moyen pour gagner du temps.

En demandant, par exemple, de préciser une question, ou en retournant une question à votre interlocuteur, vous avez plus de temps pour réfléchir.

Et si vous ne savez pas quoi dire ?

Le trou. Votre esprit est vide. Vous avez beau chercher, rien ne vient. Que faire ?

C’est un problème que je me suis longtemps posé. J’avais l’impression, dans certaines occasions, de ne rien avoir à dire.

Jusqu’au jour où un orateur, pendant un congrès de développement personnel, me livra son secret : « La solution consiste, quand on ne sait pas quoi dire, A DECRIRE CE QUE L’ON RESSENT »

Et il me fit une démonstration pendant sa conférence.

Il commença par ces mots : “Bonjour… Je sens mon cœur battre plus vite que d’habitude.

Ma respiration est courte, mes mains sont légèrement moites, et je sens le poids de vos regards sur moi. C’est à la fois une chaleur, et comme une vibration qui vient de vous à moi, et de moi à vous.

Ma gorge est sèche. Je suis maintenant plus calme. L’appréhension qui m’oppressait la poitrine se relâche…”

Il donna quelques exemples de ce que peut donner cette technique.

Elle est très utile, surtout dans des situations où l’on « ne sait pas quoi dire ».

Avec une personne qui vient d’être frappée d’un deuil. Devant un gendarme qui vous intimide.

Le simple fait de dire ce que 1’on ressent déclenche plusieurs phénomènes :

– C’est libérateur. Le blocage est dépassé, les idées reviennent, et l’on peut

continuer.

– Cela crée une relation vraie. Souvent le blocage vient du “non dit”, et le fait de dire ce que l’on ressent rétablit la communication.

II est impossible de ne rien trouver à dire. Nous avons toujours des sensations, des impressions, des intuitions sur lesquelles nous pouvons nous “brancher”.

Arriver au vide mental est un exploit auquel ne parviennent que certains moines après des années de pratique !

N’ayez pas peur de vos émotions et de vos sensations. Les exprimer mettra l’auditoire de votre côté… à condition, bien sûr, de ne pas en faire trop !

Une dernière solution : si vous ne savez pas quoi dire, NE DITES RIEN ! Le silence peut être lui aussi un moyen de communiquer.

Concentrez-vous sur le regard de l’autre, respirez tranquillement et appréciez le moment qui passe…

Comment répondre à une question inattendue

Voici un exemple vraiment typique d’une prise de parole « impromptue » : On vous pose une question à laquelle vous ne vous attendiez pas !

Les occasions sont légion : Lors d’une conférence, bien sûr, mais également lorsque vous présentez une idée, ou un produit à votre direction ou à des collègues, ou lors d’une

réunion de famille, ou même lorsque vous vous trouvez à un entretien d’embauche…

Voici un « plan d’action » en 5 points à suivre pour vous en sortir « haut la main ».

1 – Comprenez bien la question

Un des obstacles à la communication est l’anticipation.

Lorsque quelqu’un pose une question, son interlocuteur cherche à deviner à l’avance la question, histoire de préparer sa réponse.

Bien sûr, pendant qu’il se livre à cet exercice, le premier n’écoute plus car il attend avec impatience de pouvoir répondre… Pour finir, il répond à côté !

Tout au contraire, ouvrez grand vos oreilles, et écoutez !

Voici grosso-modo le mécanisme d’une question :

Quelqu’un ressent une tension intérieure, quelque chose qui lui manque.

Il pose une question ou émet une objection.

Très souvent la formulation sera floue car votre interlocuteur ne sera pas sûr de ce qu’il veut dire.

Si vous avez le moindre doute, demandez : « Je n’ai pas complètement saisi. Est-ce que vous pouvez préciser votre question ? Je n’ai pas parfaitement compris ; est-ce que vous pouvez mieux expliquer ce que vous voulez dire ?»

A ce moment, votre interlocuteur fera de lui-même un effort de clarté dans sa formulation… et il vous sera bien plus facile de répondre.

N’hésitez pas à faire répéter une objection, votre interlocuteur appréciera toujours votre effort de compréhension.

En lui disant que vous n’avez pas bien compris, en lui demandant de préciser sa pensée, vous lui montrez de la considération, vous le mettez en valeur.

Les secrets de la prise de parole à l’improviste

2 – Reformulez la question

Très souvent, si vous êtes dans une conférence ou dans une réunion, toute la salle n’a pas bien entendu la question, et même si vous croyez avoir bien compris, une nuance a pu vous échapper.

En reformulant la question et en demandant à votre interlocuteur si c’est bien cela qu’il a voulu dire, vous vous assurez que votre réponse ne va pas « tomber à côté »

3 – Acceptez votre interlocuteur

Lorsque vous ouvrez la bouche pour répondre, ne dites pas :

– « Vous n’avez rien compris ! »

– « Vous n’y êtes pas du tout ! »

– ou « Non ! »

Dites plutôt :

– « Oui bien sûr… »

– ou « Je comprends… »

– ou « Je vous comprends bien… »

Trouvez ce que cette remarque a de positif et dites-le.

4 – Répondez en employant des images et des exemples

Les gens comprennent toujours mieux ce qu’on dit quand ils peuvent s’identifier à la personne qui parle.

Les images et les exemples sont un excellent moyen pour ça. On a tous des anecdotes ou des histoires à raconter.

C’est généralement ce qui marque le plus votre auditoire, et c’est également ce qu’il y a de plus facile à dire, car il faut juste « y penser ». Une fois qu’on a notre anecdote en tête, il n’y a plus qu’à raconter !

5 – Vérifiez que vous avez bien répondu

Une fois que vous avez fini de parler, n’oubliez pas cette phrase finale :

« Est-ce que cela répond bien à votre question ?

Les secrets de la prise de parole à l’improviste

Quelques conseils supplémentaires

1 – Acceptez de ne pas savoir

Si vous ne savez pas, dites « Je n’en sais rien. »

N’ayez jamais peur d’avouer votre ignorance. C’est bien mieux que de « noyer le poisson » dans une réponse vague qui indispose votre auditoire.

Vous pouvez ajouter que vous allez vous renseigner ou donner une idée de l’endroit où votre interlocuteur pourra trouver sa réponse.

2 – Dites toujours la vérité

Une mauvaise vérité est toujours mieux qu’un bon mensonge.

3 – N’ayez pas peur de fractionner

Si une question est trop longue à votre goût, n’hésitez pas à la fractionner en plusieurs questions.

Et s’il y a plusieurs questions en une seule, demandez quelle est la question qui importe le plus à votre auditeur et répondez à celle-ci.

4 – Restez calme !

N’essayez pas de parler plus fort qu’un contradicteur. Utilisez les autres participants pour le faire taire.

Si quelqu’un pose sans arrêt la même question, demandez aux autres si votre réponse est satisfaisante, et passez à une autre question.

5 – Soyez bref et précis

Restez-en aux faits !

La personne qui pose une question ne veut pas un roman, elle veut juste une réponse claire et précise.

Quelques mots suffisent souvent, s’ils sont bien pensés, pour répondre de manière efficace et concise à une question.

6 – Respirez

Prenez le temps de bien respirer. Cela favorise l’inspiration, et vous permet de réfléchir calmement à votre réponse.

Les secrets de la prise de parole à l’improviste

Comment améliorer vos conversations

Les principaux facteurs à mettre en action sont :

– L’écoute,

– L’empathie,

– L’enthousiasme,

– Un maximum de mots d’or,

– La sincérité,

– L’attitude physique,

– Et le contact oculaire.

Etudiez la ou les personnes avec qui vous conversez. Trouvez ce qui les intéresse.

Et après votre conversation, faites un bilan, et répondez à ces deux questions :

  1. De quoi êtes-vous satisfait ?
  2. En quoi pouvez-vous vous améliorer ?

Relisez de temps en temps cette méthode pour vous rafraîchir la mémoire.

Si vous vous découvrez des défauts, fixez-vous des objectifs progressifs.

J’étais, à 20 ans, affligé d’une mauvaise habitude : celle de dire “heu…” quatre à cinq fois dans chaque phrase.

En ayant pris conscience en m’enregistrant au magnétophone, j’ai réussi, peu à peu, heu… à m’en défaire presque totalement 🙂

www.christine-morlet.fr

Les “Formations Virtuelles” les fameux « webinaires »

February 22, 2010

Les entreprises de conseil et de formation ont dû réinventer leur approche depuis les 18 derniers mois. Les donneurs d’ordres ont modifié à la fois l’organisation des formations et revu leurs investissements à la baisse, ce qui a amené les fournisseurs de services de formation et de conseil à revoir à la fois les contenus de formation et les modes opératoires.

Dans le contexte actuel les nouveaux outils de communication tels que Adobe Acrobat Connect Pro http://www.pgi.com/fr/fr/conferencing/web-conferencing/partner-products/adobe-connect.php permettent l’organisation de téléséminaires très efficaces. Adobe Acrobat Connect Pro rend les réunions, les formations, les « webinaires » et les présentations en ligne bien plus pratiques et plus interactifs.

Rien ne saura remplacer les formations présentielles qui conserveront toujours la première place dans un contexte de développement économique, cependant, l’année écoulée dans un contexte économique difficile à démontré qu’utilisées correctement, les plateformes virtuelles de formation offrent une multitude de possibilités et d’efficacité pédagogiques.

1. Une interactivité en temps réel sans contraintes géographiques

La plateforme de formation virtuelle de notre société permet à chaque participant de se connecter sur un site sécurisé à l’aide d’un numéro spécial à partir de n’importe quel endroit au monde. L’utilisation d’une ligne de téléphone sécurisée permet à chacun d’appeler le numéro de téléphone qui permettra de rejoindre la “téléformation” à sa convenance depuis son lieu de travail ou son domicile. Le formateur sera alors capable de gérer la réunion et de partager les ressources de travail ou le bureau de son ordinateur avec les participants. Le contenu de la formation est immédiatement accessible.

2. Des travaux en séances plénières et en sous-groupes

Imaginez la possibilité de définir plusieurs groupes de travail et les partager virtuellement en sous-groupes où ils peuvent travailler de façons indépendantes les uns par rapports aux autres. Ceci peut être particulièrement intéressant pour certains programmes de formation. Certains membres du groupe peuvent avoir le statut « d’animateur » et diriger leurs propres travaux, listes, questionnaires, et sessions créatives, en utilisant la plateforme virtuelle. Tous les travaux réalisés par les sous-groupes peuvent ensuite être rassemblés dans la plateforme « plénière ».

3. De multiples moyens de communication

Alors que les environnements virtuels traditionnels permettent de simples discussions en face à face avec l’image, la formation virtuelle permet à la fois la communication de la voix et de l’image en direct entre de multiples participants (jusqu’à 18 personnes dans nos webinaires), le « chat » à plusieurs (messages texte) entre les participants et/ou le formateur et les messages privés entre participants ou entre un participant et le formateur.

4. Un coût avantageux pour une réelle efficacité

Oubliés les coûts de transports et de réservations de lieux de conférences ! Les participants se connectent à leur convenance à partir du lieu de leur choix. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez davantage de renseignement sur l’organisation d’une formation « virtuelle » pour vous-même ou votre entreprise.

Réussir votre prise de parole en public et gérer votre stress

August 9, 2009
Conférencière professionnelle

Conférencière professionnelle

Vous devez animer une réunion, une conférence ou une table ronde ? Voici quelques conseils à suivre pour gérer votre appréhension, réussir votre intervention et faire bonne impression !

Seul ou à plusieurs, une prise de parole en public se prépare. Comment réussir son entrée ? Que faire pour être à l’aise et éviter le trac ? Comment laisser une bonne impression au public ? Quelles sont les erreurs à éviter à tout prix ? Voici quelques conseils qui peuvent faire la différence !

Réussir l’entrée et la sortie

L’entrée

Lors de votre entrée en scène, quel que soit le lieu, ayez l’air conquérant. “Dès le départ, il faut capter l’attention de l’auditoire, être percutant, surprenant en donnant un chiffre, un message clés, une citation.” Certains optent pour un « mini show », voire un sondage à mains levées auprès de leur auditoire.

La sortie

De la même manière, il faut conclure votre intervention avec un message fort. Pour cela vous pourrez utiliser l’humour, une information importante ou une question clé par exemple. “N’hésitez pas à provoquer les applaudissements en missionnant votre hôte s’il le faut”.  Souvent le cadre formel intimide les gens. “A la fin de la communication, il est bon de laisser une empreinte en donnant une adresse email, votre blog… etc.” Vous pouvez également donner un rendez-vous (une conférence, un salon…) ou un document qui résume de ce que vous avez abordé lors de votre intervention.

L’interactivité avec votre public

Le jeu des questions-réponses est souvent délicat ; trop souvent suivi d’un blanc dans le public, et l’absence de question peut être frustrant. Si votre suggestion n’est pas assez accompagnée, mettez-vous d’accord avec une personne (par exemple l’organisateur de l’événement) qui peut initier la première question.

Vous pouvez également lancer vous-même l’échange : “La première question est toujours difficile, alors on passe à la seconde”, ou encore “Une des questions que l’on me pose souvent est…” Ainsi, préparez à l’avance la première question à lancer en cas de besoin, et aussi la réponse à la question à laquelle vous ne pouvez pas répondre, notamment si elle est embarrassante.

Préparez soigneusement votre intervention

Première étape, repérez les lieux et ses contraintes. Exigez des précisions sur le lieu où vous intervenez (salle de congrès, amphithéâtre…) et scénarisez ce qui va se passer. Prenez vos marques. La salle est-elle immense ou petite ? Modulable ou pas ? Comment porte la voix ? Quels sont les équipements techniques ? Serez-vous à la même hauteur que le public ou sur une scène ? En effet, chaque lieu à ses propres contraintes. Par exemple, un studio de télévision limite votre espace et vous ne pouvez pas bouger comme vous le souhaitez.

Savoir se préparer, c’est aussi s’appuyer sur des supports visuels : vidéo, PowerPoint, objets mis en scène… Pour la vidéo, assurez-vous que tout le monde peut la visionner. Inutile d’exclure une partie du public. “Pour le PowerPoint, associez une diapositive à une idée force. Consacrez deux à trois minutes maximum par diapo.” Evitez l’improvisation ou tout autre changement de dernière minute qui pourrait vous déstabiliser.

Enfin, tirez parti de l’environnement. “Si vous êtes plusieurs intervenants, recueillez des informations sur les autres, ceux qui passent avant et après vous : Qui sont-ils ? Quels sont les sujets abordés ? Quels sont les modes d’intervention ? Vous pourrez ainsi rebondir sur ce que votre prédécesseur aura dit et éviter les redites.”

Les pièges et erreurs à ne pas commettre

1. Lire ses aides visuels ou votre PowerPoint.

Au contraire, “ces derniers doivent se limiter à quelques mots clé, idées force mais c’est ensuite à vous de les commenter et leur apporter une valeur ajoutée”

Très important : 1 idée clé par diapositive. L’utilisation d’images fortes qui illustreraient vos propos est intéressante. Ne pas oublier que les gens retiennent mieux les images (illustrations, photos…) que les textes…

2. Apprendre « par cœur », et risquer de paraitre peu naturel !

3. Tourner le dos au public. Ne pas oublier que vous parlez aux gens !

4. Ignorer une partie de la salle ou son public. En effet, nous avons tendance à avoir le même angle visuel. Regardez les premiers rangs comme les derniers rangs. Si vous êtes filmé et diffusé sur grand écran, regardez le cameraman, de façon à donner le sentiment à chacun que vous les regardez. Ainsi, vous aurez un meilleur contact avec votre public.

5. Employer un jargon incompréhensible, sans l’expliquer ; Personne n’osera vous interrompre pour vous demander cette explication !

6. Débuter son intervention sans avoir été présenté. Prenez le temps de parler à la personne qui va vous présenter, transmettez-lui ce que vous souhaitez qu’elle dise (nom, fonction, mission…) Cela permet de « briser la glace »…

7. Poursuivre son intervention sans tenir compte du degré d’écoute de son public.


Gérer le trac avant et pendant

Le trac est une manifestation physique normale. “En général, il se dissipe dans l’action réelle. Cependant, il peut parfois causer des trous de mémoire voire paralyser.” Pour y remédier, (au moins partiellement), le mieux est tout d’abord de maitriser son sujet d’intervention, connaitre le lieu, l’environnement, le public.

L’émotion assèche la bouche : prévoyez un verre d’eau à portée de main et désaltérez-vous régulièrement.

La respiration : Pratiquez la respiration abdominale !

La respiration est innée, et pourtant, la plupart des adultes pratiquent une respiration superficielle située uniquement au niveau de la poitrine. Il suffit de poser les mains sur le ventre et la poitrine pour s’apercevoir que, trop souvent, seule la poitrine monte et descend. En abaissant le diaphragme, la respiration abdominale permet d’augmenter considérablement (jusqu’à 70 %) l’absorption d’oxygène dans les poumons, le sang et le cerveau, ce qui contribuera à diminuer considérablement votre niveau de stress.

Se pratiquant par le nez, la respiration abdominale devrait former un mouvement de vague partant du ventre à l’inspiration et montant graduellement vers la poitrine, puis redescendant vers le ventre à l’expiration. Sans pression ni effort, cette vague apporte un souffle riche et profond qui peut être ressenti jusqu’au sommet des poumons, sous les clavicules.

Il est plus facile de saisir la méthode en s’allongeant sur le dos, en posant une main sur le ventre et l’autre sur la poitrine, et en exagérant le mouvement d’expiration les premières fois. Quelques essais erreurs sont du parcours, mais une fois l’astuce saisie, c’est pour la vie !

Exercice pratique :

1) Avant d’inspirer, expirez entièrement l’air de vos poumons en rentrant bien le ventre. Rentrez-le au point de sentir les abdominaux, comme si vous souhaitiez qu’ils touchent le dos. Attendez que le besoin de respirer se fasse sentir.

2) Juste avant d’inspirer, relâchez le ventre d’un seul coup, et tout de suite, inspirez doucement par le nez en sentant votre ventre se gonfler. Cherchez à pousser votre main avec votre souffle. L’inspiration doit monter graduellement du ventre vers la poitrine, qui se gonfle légèrement à son tour. Attention de ne pas forcer mais bien de recevoir l’air en gonflant le ventre ou la poitrine.

3) Finalement, toujours par le nez, expirez en relâchant d’abord la poitrine et en rentrant à nouveau le ventre. Avec la pratique, votre respiration se fera plus basse. Répétez 10 fois de suite, avant de prendre la parole en public.

Entrainez-vous plusieurs fois par jour, au bureau, dans la circulation, partout !

Prenez conscience que vous ne respirez pas que de l’air, mais de l’énergie vitale. Dites-vous que cette énergie qui emplit vos poumons est la même qui anime chaque cellule de votre corps. Marchez la tête haute, les épaules redressées, le dos droit et la poitrine dégagée.

Toujours par le nez, inspirez lentement et naturellement dans l’abdomen. Discrètement, au travail ou en marchant dans la rue, inspirez les qualités que vous souhaitez acquérir : force, courage, patience, tolérance, créativité, paix, amour, etc.

En expirant, expirez aussi les toxines, le stress, les tensions, les peurs, la maladie, les faiblesses et les défauts qui vous habitent.

Demeurez dans cet état d’esprit aussi longtemps que vous le souhaitez et le pouvez, plusieurs fois par jour.

Enfin, avant de prendre la parole en public, favorisez la pratique en participant à des tables rondes où le risque est partagé et en assistant à des présentations où vous observerez ce que font les autres et ce que vous feriez à leur place.

Ecrit par Christine Morlet – Conférencière Professionnelle

Membre de l’Association Française des Conférenciers Professionnels

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